La sécurité incendie dans les Établissements Recevant du Public (ERP) et les Bâtiments à Usage Professionnel (BUP) franchit un nouveau cap. L’arrêté du 19 février 2026 est venu durcir les règles du Code de la construction, en mettant un accent tout particulier sur la maîtrise de la propagation des gaz toxiques dans les bâtiments de moyenne et grande hauteur.
Au cœur de cette mise à jour réglementaire : le seuil critique des 8 mètres. Au-delà de cette hauteur, la simple résistance au feu ne suffit plus. C’est une véritable chasse aux fumées qui s’organise, rendant le calfeutrement traversée de dalle coupe-feu et le traitement des joints de dilatation totalement systématiques.
En tant que fabricant français de solutions de protection passive contre l’incendie, Passitex décrypte pour vous ces nouvelles obligations et vous accompagne dans la mise en conformité de vos chantiers.
Pourquoi le seuil des 8 mètres redéfinit-il la sécurité incendie ?
Dans les bâtiments à étages ou à grande hauteur sous plafond, l’effet cheminée accélère de manière dramatique la vitesse de propagation des fumées. Or, lors d’un sinistre, plus de 75 % des victimes ne succombent pas aux flammes, mais à l’inhalation de gaz toxiques.
C’est pour contrer ce phénomène que l’arrêté février 2026 sécurité incendie modifie les dispositions de l’article CO 31 et suivants. Dès lors qu’une structure ou un plancher d’un ERP dépasse 8 mètres de hauteur, les exigences réglementaires se durcissent :
- Zéro tolérance pour les vides administratifs : Tout espace vide, interstice ou jonction doit être obturé de manière étanche.
- Obligation de compartimentage renforcé : Le passage du feu, mais surtout des fumées froides et chaudes, doit être bloqué d’un niveau à l’autre ou d’une zone à l’autre pendant une durée minimale déterminée (généralement EI 90 à EI 120).
Le calfeutrement systématique : parois, planchers et gaines techniques
Là où la réglementation précédente laissait parfois planer une ambiguïté sur les petits interstices, le texte de 2026 est sans équivoque. Le calfeutrement devient obligatoire et systématique à deux endroits stratégiques :
1. La rencontre entre parois verticales et planchers
Les joints de dilatation et les joints de fractionnement linéaires sont les premiers points de passage potentiels des fumées. L’étanchéité fumée du joint de dilatation doit être garantie, y compris lors des mouvements structurels du bâtiment (dilatation thermique, tassement).
2. La traversée de dalles et le passage de gaines
Qu’il s’agisse de conduits de ventilation, de tuyauteries ou de câbles électriques, chaque percement est une brèche dans le compartimentage. Le calfeutrement de traversée de dalle coupe-feu doit être réalisé avec des solutions résilientes, capables d’épouser les formes des conduits et de résister à la pression des gaz chauds.
💡 L’avis de l’expert Passitex : L’étanchéité “E” et “I”, le duo indissociable
Trop souvent, les entreprises de pose se focalisent uniquement sur la performance thermique (l’isolation “I”). Pourtant, la nouvelle réglementation rappelle l’importance cruciale de l’étanchéité aux gaz et aux flammes (le critère “E”). Si vous souhaitez approfondir la transition réglementaire des anciennes normes vers le système européen, découvrez notre guide complet pour comprendre le classement Euroclasse et l’indice EI.
La réponse Passitex : Des cordons coupe-feu étanches à 100% aux fumées
Pour répondre précisément aux exigences de l’arrêté de février 2026, Passitex conçoit et fabrique des solutions de calfeutrement de haute technicité, rigoureusement testées en laboratoires agréés (CSTB, CERIB, CREPIM).
La gamme CORDOFEU® : La référence du marché
Notre gamme de cordons coupe-feu CORDOFEU® (disponibles en différents diamètres de 10 à 120 mm) a été spécifiquement développée pour offrir une double barrière :
- Résistance thermique exceptionnelle : Classement allant jusqu’à EI 120 / EI 240.
- Herméticité totale : Grâce à leur composition et leur compressibilité optimale, ils épousent parfaitement les irrégularités du béton ou des structures mixtes.
D’ailleurs, si vos chantiers intègrent de nouveaux matériaux écoresponsables, n’hésitez pas à consulter nos recommandations sur le traitement des joints coupe-feu pour constructions en bois et biosourcées, une problématique indissociable des ERP modernes.
Faciles et rapides à poser par simple serrage (sans fixations mécaniques complexes dans la majorité des configurations de joints linéaires), ils garantissent une conformité parfaite lors des contrôles des commissions de sécurité.
FAQ : Vos questions sur la réglementation incendie 2026
Le calfeutrement coupe-feu est-il obligatoire en rénovation pour les bâtiments de plus de 8 mètres ?
Oui. Dès lors que les travaux de rénovation touchent aux structures porteuses, aux planchers ou au passage de nouvelles gaines techniques, la mise en conformité selon l’arrêté du 19 février 2026 est obligatoire.
Comment prouver l’étanchéité aux fumées d’un joint de dilatation lors du passage de la commission de sécurité ?
Vous devez fournir le Procès-Verbal (PV) d’essai du fabricant. Chez Passitex, tous nos produits font l’objet de PV de laboratoires officiels mentionnant explicitement les critères “E” (Étanchéité aux gaz et fumées) et “I” (Isolation thermique).
Peut-on associer un cordon coupe-feu à un mastic classique pour parfaire l’esthétique ?
Le cordon coupe-feu assure la fonction de protection passive. Si vous souhaitez appliquer un mastic de finition, celui-ci doit soit être de nature incombustible, soit être validé dans le PV de pose du cordon pour ne pas altérer ses performances en cas d’élévation de température.

CORDOFEU® 120
CORDOFEU® 240
GEGO® – Joint de dilatation